lundi 19 avril 2010

Création et Mutation, chapitre 9

5 ans plus tard
     Je me rappelle avec nostalgie les cours que nous suivions avec Niki .Cependant, les temps changent, nous aussi .Nous avons appris à perdre, mais surtout à gagner .Nous avons gagné .Nous avons réussi avec brio notre dernier test et avons passé notre Thèse .Nous étions le seul duo à nous présenter, et cela a surement été déterminant dans notre réussite .Savoir être uni pour être victorieux .Nous avons été les meilleurs et avons obtenu la meilleure des notes depuis une décennie : 98/100 .Il me semble d’ailleurs que seul le Président du Consortium Spatial Terrestre a obtenu une meilleure note, de un pourcent supérieure à la notre .D’ailleurs, sa thèse portait à l’époque sur la création d’une exoplanète, et c’est donc lui qui a initié le projet d’ExoTerra, d’où sa nomination .Niki et moi avions choisi un sujet traitant de découvertes génétiques récentes sur Mars .En effet, lors des précédentes recherches de l’ex-NASA des Etats-Unis d’Amérique, les scientifiques avaient trouvé des blocs de glace contenant des traces de vie, ayant existée sur la planète rouge bien avant l’apparition de la vie sur Terre .Notre thèse concluait sur la possible relation entre la vie sur Mars et sur Terre .
     Désormais, Niki est le second du Consortium Spatial, et lui qui était si extraverti, il devient plus sérieux, plus responsable .Pour cela, son rôle de premier assistant du président lui convient à merveille .Je me suis donc déplacé jusqu’à son bureau, pour le revoir après tout ce temps durant lequel il était tenu au secret, c’est à dire depuis notre thèse, cela fait maintenant 3 ans .En arrivant, il m’a accueillit avec un sourire d’adolescent .Il m’a fait visiter son bureau, et m’a tout montré, absolument tout, y compris ses fonds de tiroirs ...Je pouvais voir comme il était heureux dans cet environnement si propice à son intelligence .Tous les bureaux sont pareils, m’a-t’il expliqué, les mêmes boiseries qui leur donne à la fois un air de Renaissance et en même temps une ambiance solennelle .Evidemment, il n’a pas osé me parler de mon travail .Ceci dit, nous avons bu un verre de jus de fruit, l’alcool étant prohibé dans les bureaux, et nous nous sommes séparés, rajeunis par nos retrouvailles .
     Pour ma part, je travaille également pour le Consortium Spatial, mais pas de la même façon que mon ami Niki .Ne pouvant plus supporter cette politique expansionniste exacerbée, j’ai décidé de me lancer dans des tâches plus manuelles .Je suis désormais, et ceci est bel et bien dû à mon rang de fils du Global President, le premier pilote expérimental du Consortium .En pratique, je suis chargé de tester les toutes nouvelles machines dont mon ami a ordonné la conception pour mener à bien le projet d’ExoTerra .Je suis considéré comme le meilleur, mais la plupart de mes collègues oublient de penser à mon maître en la matière, dont je ne connais que le surnom : Khô .Il a commencé sa carrière lorsque le monde était encore dans l’ère du pétrole .Il pilotait alors des jets de combats dont les noms font encore la fierté de ceux qui étaient à leur commandes : F-22 “Raptor”, F-16 “Fighting Falcon”, et bien d’autres ...Maintenant, il raconte les différences entre nos mondes .Lui connaissait les moindres recoins de la base .Chaque jour, il faisait des allers-retours vers Washington DC, l’ancienne capitale des Etats Unis d’Amérique, afin d’y prendre des ordres confidentiels .Il aime beaucoup nous faire rêver en nous commentant ces 15 kilomètres qu’il parcourait en pensant à sa mission prochaine .Il aimait s’imaginer des missions impossibles comme celles qu’il voyait au cinéma, mais se contentait d’éxecuter des ordes sans réelle conviction .Lorsque le gouvernement lui a confié la tâche de conduire la réforme sur l’armée de l’air, il a eu la certitude d’être au coeur de sa passion, et en a profité pour mettre au point l’aéronautique telle que nous la pratiquons au XXIème siècle .De nos jours, il n’est plus question de hangars où sont remisés des avions trop gourmands en carburant et en maintenance, de même les longues pistes d’envol ne servent plus que pour les non-professionnels .La principale base actuelle se situe en plein désert du Nevada, à environ 150 kilomètres au nord-ouest de la célèbre ville du jeu, Las Vegas .Elle était déjà construite depuis des années, et Khô n’a eu qu’à réutiliser la technologie déjà sur place pour en faire la première base avancée de l’aviation moderne .Cependant, son rêve ne fût réalité que très récemment, à peu près lorsque je sortais de l’université, et il avait déjà 70 ans bien passés .Interdit de vol, et même de monter dans un avion, il ne vivait vraiment qu’en apprenant aux jeunes générations tout l’art de son ancien métier .Je suis son dernier élève, c’est ce qu’il a décidé .Il m’a tout appris, jusqu’à des techniques qu’il se réservait dans l’espoir de pouvoir voler à nouveau .Je lui doit tout, et c’est grâce à lui que je suis considéré comme le meilleur .
     A l’oeil nu, vu depuis le ciel, la base a vraiment l’air ridicule .Trois hangars qui datent de l’ancienne base, et deux pistes de 3400 mètres dont la longueur n’a jamais été utilisée entièrement .A l’extremité des pistes, un grand lac, du genre de ceux que l’on souhaite ne jamais voir devant soi lorsqu’on décolle .En effet, la majeure partie de la base se situe sous terre, répartie en plusieurs sous-sols .Les aéronefs sont stationnées dans le premier sous-sol, véritable hangar géant .Muni de deux très lourdes portes, horizontales, donnant au milieu de l’ancienne base, ces dernières s’ouvrent régulièrement pour laisser passer les engins décollants ou atterrissants .En dehors de ce hangar, plusieurs autres petits locaux, comparés au premier, permettent l’assemblage de nouveaux appareils, ou tout simplement le chargement de fret dans ceux étant opérationnels .Pour cette opération si courante, le transporteur s’approche d’un des satellites de chargement, comme ceux ayant existé pour les anciens aéroports, et le fret est chargé à bord via un sas .Puis, le transporteur s’éloigne du satellite, son équipage monte à bord par un ascenceur mobile se déployant depuis le vaisseau, et lorsque tous les préparatifs sont terminés, il s’élève du sol grâce à des réacteurs à hydrogène à poussée verticale, et se dirige lentement vers les portes .Vient alors le grand moment, celui du décollage ...
 
over-blog.com