samedi 23 janvier 2010

Création et Mutation, chapitre 8 ( Partie II )

La 3ème planète .

-Mesdames, Messieurs, veuillez vous lever pour accueillir respectueusement le Bureau du Consortium des Grands Etats .
     Nous sommes le 18 octobre 2054, soit 14 ans après la course à l’unification des superpuissances .Le C.G.E, ou Consortium des Grands Etats, qui regroupe les 5 unions internationales, le Grand Etat Européen ( GEE ), l’Asian Council ( AC ), les Terres Arabes Unies ( TAU ), la Communauté des Etats du Tiers-International ( CETI ) et l’Etat Fédéral d’Amérique ( EFA ), entame sa plus historique conférence sur le développement de l’espèce humaine .Le Bureau du C.G.E, composé du “Global President” ( titre anglais imaginé au XIX siècle pour l’Empire des Indes ),  accompagné des 5 présidents des Grands Etats, et de 2 conseillers pour chacuns d’entre eux, pénètre dans la salle .Tous vont s’assoir solennelement, vêtus de leur tenue d’apparat .Le Global President, en la personne de Thomas E. Riddle, se lève, et entame son premier discours depuis son élection au pouvoir central par les 5 présidents .Il annonce la décision du Consortium de créer, en accord avec l’éthique internationale, un nouveau Consortium, dépendant du C.G.E, et qui aura pour but de construire une nouvelle planète, en tous points similaire à la Terre, à ceci près qu’elle sera située à l’opposée de la Terre par rapport au Soleil .Cette décision ayant été prise quelques temps auparavant, le discours n’étant qu’une annonce formelle, le Consortium Spatial Terrestre ( C.S.T ) avait déjà été fondé et mis en service lorsque le Global President l’annonçait à la face du Monde .Le début d’un rêve commençait .
     Mon voisin me tapa discrètement sur l’épaule :
-Hé, Mike, tu crois vraiment ce qu’il vient de dire ? On va faire de la colonisation des étoiles ? Super idée !
-Tu simplifies vraiment les choses ... D’abord, on ne va pas coloniser, on va juste construire, et ensuite, si ça marche, on fera migrer une partie de la population terrestre, ce n’est pas de la colonisation .Et ce ne sera pas sur une étoile, mais sur des fragments de Mars que l’on marchera quand ça sera fini .
-De Mars, t’en es sur ?Ne me dis pas que c’est ton père qui te l’a dit !
-Non, et ce n’est pas parce que c’est mon père qui lit le discours, qu’il me met dans ses petites confidences politiques !
-Tu exagères, il est vraiment cool, et en plus, ça te fait une situation du tonnerre !
-Bon, tais-toi, je prend des notes. Je te rappelle qu’on est là pour un exposé .Et on le présente dans deux jours au jury. J’aimerai bien y rentrer, moi, au Consortium Spatial, mais pour ça, il faut qu’on finisse cette thèse .
     Niki et moi, nous sommes comme des frères, si ce n’est qu’on est né le même jour, à 500km l’un de l’autre .Lorsqu’on s’est rencontré la première fois, on en croyait pas nos oreilles qu’on soit du même jour, à 5 minutes près !Evidemment, on est du même monde, lui et moi .Niki, qui est un diminutif de Nikita ( en souvenir d’un dirigeant russe ), est le fils cadet du président de l’AC, l’Asian Council, dont la Fédération de Russie fait partie intégrante .Alors, entre fils de présidents, on se comprend .D’ailleurs, nos pères nous ont tous les deux placés dans la même école privée, avec comme camarades de classe les autres fils des autres présidents, et de leur conseillers .Logique .Formation des élites, qu’ils appellent ça .
     Nous suivons donc les mêmes cours .En ce moment, où le temps est à la conquète spatial, nos professeurs nous enseignent le B-A-BA de la politique d’expansion coloniale .Très démodé, mais ils disent qu’en comprenant les mécanismes profonds, nous pouvons restructurer un mode de pensée pour en faire une théorie d’évolution sociologique très intéressante .Oui, je sais, moi aussi je ne comprend pas tout, mais ça doit être normal, à voir comment les autres froncent les sourcils en cours .Du haut de nos 20 ans, nous sommes polyvalents .Nous savons presque tout faire pour diriger un pays, ou une entreprise d’envergure internationale .D’après ce que je sais, cela devrait nous permettre d’accéder aux plus hauts rangs de la société, et ainsi de nous intégrer plus tard à cette mafia déguisée qui règne sur le Consortium .
     J’attend avec impatience le moment où je pourrais demander un poste de haut rang dans le Consortium Spatial .

mardi 12 janvier 2010

Création et Mutation, chapitre 7

     Nous sommes réunis dans le creuseur .Ce véhicule de transport, pouvant contenir une dizaine de personnes et un peu de matériel, possède un étrange design, avec notamment une magnifique foreuse en guise de nez .Le pilote de cet engin “voit” devant lui grâce à une sorte de sonar couplé à un analyseur de couches, qui lui permettent de se situer et de savoir où il creuse .Nous avançons à la prodigieuse vitesse de 20km/h depuis maintenant 4 heures .Nous sommes partis vers midi des installations les plus superficielles encore accessibles .Nous nous dirigeons vers la surface sans réellement savoir ce qui nous attend là-bas .En ce moment, je ne pense qu’à notre moyen de transport, qui vibre de tout son corps pour nous extirper des roches .Le pilote nous rassure en nous promettant l’air libre dans quelques minutes .Mes compagnons n’ont pas fière allure, et nous pensons tous que si nous arrivons à tenir notre planning de travail, ce sera un miracle .Pour ma part, j’y ait déjà réfléchi .Travail terminé ou pas, je rentrerai sous terre plutôt que de voir arriver un géocroiseur ( les météores dont j’ai déjà parlé ) .Il paraît que le prochain sera de la taille d’une des lunes de la 5ème planète après le Soleil .Autant dire qu’il ne fera pas bon se trouver dehors .
     Soudain, les vibrations insupportables cessent, si soudainement qu’un silence de plomb règne dans l’habitacle .Nous nous regardons, l’air étonné, bien que nous sachions parfaitement que nous avons atteint la surface .Enfin, après tout ce temps où nous n’avons connu que les profondeurs de notre planète, nous allons découvrir le lieu qui a donné le jour à notre espèce .Le pilote nous conduit en surface vers une plaine dont les scientifiques ont estimé la position non loin du trou d’où nous venons juste d’émerger .L’engin s’immobilise .Nous sommes au point Alpha .Une voix grinçante nous énumère les consignes de sécurité à respecter ici, et nous invite à enfiler un masque de traitement de l’air ambiant .La lumière rouge au dessus de la porte d’accès, située au fond du véhicule, s’éteint, et une lumière verte s’allume .La porte s’ouvre sur notre monde .Nous y sommes .
      Nous descendons un par un, regardant tout autour, scrutant chaque détail, et nous restons silencieux devant ce paysage si particulier .Les livres d’Histoire parlent de végétation fleurissante, de paysages verdoyants et de couleurs splendides .Il faudra faire quelques corrections .Mais le pilote ne nous laisse décidemment pas tranquille et nous lance un “bon courage les gars, votre matos est à côté de vous, à dans 40 jours” .Le creuseur fait demi-tour et replonge dans son trou, nous laissant seuls face à nous-mêmes .Que pourrait-on dire de la déception qui nous envahit ? La surface est ravagée .Les météores la percutant régulièrement depuis tant d’années l’ont rendu aride, un désert où nous ne pouvons imaginer la vie qui pouvait régner ici avant .Rouge .Tout est rouge, et les cratères se succèdent à perte de vue .Que faisons nous là ?Il n’y a rien à dire, rien à faire, les conclusions s’imposent d’elles-mêmes .Nous préparons pourtant les machines, branchons les génératrices et les instruments de mesures .Le camp de base avait été aménagé par des drones quelques jours avant notre arrivée .Une fois l’installation achevée, nous rentrons dans nos nouveaux appartements, qui consistent principalement en un dortoir commun et une salle qui peut servir à la fois de cuisine, de salle de repos ou de salle de gym .Nous nous endormons vite pour ne pas penser .
     Nous sommes réveillés par des grondements lointains .Nous sortons et observons la longue trainée de feu des roches rentrant dans les restes de l’atmosphère .Puisque nous sommes debout, autant travailler .Je fais donc le tour de mes instruments et au bout de quelques heures, nous nous réunissons pour faire le point .Nous sommes formels : l’air n’est plus respirable, il n’y a plus de vie en surface, plus d’eau non plus .La planète a dû perdre de la matière : la gravité s’est également affaiblie .Ce dernier point nous dérange un peu, car nous n’arrivons pas à nous accorder sur la manière dont la matière a pû partir .Nous avons trouvé l’occupation qui nous tiendra en éveil pendant les 39 jours restants : tacher de déterminer ce qui s’est passé pendant que nous vivions sous terre .
      Je passerai sous silence, comme il m’a été demandé, les journées de l’expédition durant lesquelles nous avons mené une recherche scientifique de premier ordre concernant la gravité .Les conclusions ne concordent pas avec nos modèles physiques de trajectoire d’un géocroiseur .Peu importe maintenant, il est l’heure de retour du creuseur qui nous permettra de rejoindre le Centre .Les instruments ont été rassemblés au milieu de la plaine, et notre pilote ne tarde pas à réapparaitre à bord de son incroyable machine .Il nous ouvre la porte, et sans même regarder dehors, nous prie de bien vouloir entrer pour pouvoir repartir au plus vite .Selon lui, le prochain météore a de l’avance, et il faut se dépêcher pour ne pas subir les secousses pendant la descente .
     Les 4 heures que nous repassons dans ce transporteur si particulier passent beaucoup plus vite qu’à l’aller .Lorsque nous atteignons enfin notre point de départ, des gardes nous pressent pour rejoindre les abris sécurisés .Nous ne voyons évidemment personne dans le grand couloir .Chose encore plus étrange, lorsque nous arrivons dans l’abri le plus proche de notre point de chute, nous ne sommes qu’une vingtaine, contre habituellement une centaine de personnes .Un des gardes nous explique que cet abri ne sert pas normallement et que c’est une mesure exceptionnelle de l’utiliser .Il nous promet de nous en dire plus après l’alerte .Celle-ci recommence comme d’habitude .La longue alarme annonçant l’impact, puis le son en discontinu et enfin le signal de fin d’alerte .Elle aura duré deux heures .Avant de ressortir, le garde du début, qui doit être le chef de section, nous demande de l’accompagner sans poser de questions .Nous filons donc dans des parties du Centre qui me sont complètement inconnues .Nous débouchons sur une salle gigantesque, dont je n’aurai jamais pû imaginer l’existence .Sa taille est incomparable à celle des autres salles de rassemblement .J’ai la désagréable impression que toutes les personnes habitant le Centre sont ici .J’essaye de faire une approximation rapide du nombre, mais une voix me coupe dans ma réflexion, une voix que je pense bien connaitre, et qui à l’air de savoir ce que je pense .
-13270 personnes environ, voilà combien nous sommes .
-Ernst ! m’exclamais-je aussitôt
-Bienvenue parmi nous, mon ami, me répond-t-il en me serrant dans ses bras .Je te préviens, ce que je vais te dire ne va pas te plaire du tout .
-Que se passe-t-il ?Pourquoi sommes nous tous réunis ?Et quelle est cette salle ?
-Le directeur l’a nommée Salle du Départ ...
-QUOI ?
-Tu m’as bien compris, j’en ai peur .
     Il soupire.
-Cette salle, reprend-t-il lentement, est la dernière étape de recensement avant notre départ de cette planète .Il est temps de prendre les bonnes décisions .Nous avons suivi en direct vos investigations en surface, et les conclusions que nous avons tirées sont édifiantes .Si nous restons, nous disparaitrons .
-Et donc tu comptes nous faire partir d’ici ?Tous ?
-Pas moi, cher ami, toi .
-Ecoute, Ernst, je ne comprend pas .C’est la deuxième fois que tu me mets à l’honneur sans que je sache réellement pourquoi .Explique moi une bonne fois pour toutes, je t’en supplie !
-Bien .
     Il me regarde droit dans les yeux, mais je soutiens son regard .
-Tu as pensé lorsque nous n’étions encore qu’en formation pour le Centre, à une bactérie particulière .Cela, je te l’ai déjà expliqué, et cette bactérie était imparfaite .Je l’ai donc modifiée, et cette fois, le processus est en marche .Nous avons mis au point un système permettant à notre espèce de survivre pour un voyage dont nous ignorons tout .D’ici, de cette salle, nous allons recenser tout le monde, et le rétrograder à l’état de gène, que nous introduirons en complément du génome de la bactérie .Ainsi, chacune portera l’un d’entre nous, en plusieurs exemplaires, jusqu’aux confins des galaxies que nous connaissons .Nous envoyons ainsi une promesse d’avenir sur chaque planète en laquelle nous avons l’espoir que la vie se développe, de façon à revenir ...
-Je crois comprendre ...
     Ernst me regarda attentivement, puis s’en alla .Il avait fini son discours, et détestait les questions auxquelles il ne pouvait que répondre des banalités .
     Ainsi c’était comme ça que nous finissions .Si nous n’avions pas le choix ...Je me rangeais donc dans la file d’attente, et attendais patiemment mon tour .Peut-être me réveillerais-je un jour sur une autre planète, et, qui sait, peut-être cette dernière sera-t-elle plus accueillante ...


FIN DE LA PARTIE II

jeudi 7 janvier 2010

Création et Mutation, chapitre 6

     J’étudiais un livre particulièrement imposant lorsqu’un vigile vint me voir, l’air inquiet .La “guerre” comme on l’appelle entre nous est surement la cause de son désarroi .Cette guerre n’est pas une guerre ordinaire .Cela fait maintenant plusieurs centaines d’années que les peuples se sont tous unis contre la seule menace sérieuse encore capable de nous décimer .Les météores qui tombent régulièrement sont en effet le plus grand péril nous menaçant .Ils ont déjà ravagé la moitié de la surface du globe, qui ressemble plus à un désert rouge qu’à la nature fertile et fleurissante que nous connaissions .Quelques météorites tombent tous les jours, mais l’atmosphère les ralentissant considérablement, elles ne font que très peu de dégâts .En revanche, les gigantesques masses rocheuses qui entrent, tous les 49 jours 21heures et 52 minutes d’après les spécialistes, nous font frémir de peur .Lorsque l’un d’entre eux approche de la planète, une longue alarme retentit dans le Centre, et tout le monde retient sa respiration pendant les longues minutes d’attente avant les secousses .
     Cette fois, ça a l’air vraiment sérieux .Le vigile me demande avec insistance de laisser le livre et de le suivre .Apparamment, il veut que nous nous rendions à l’un des abris sécurisés .Lorsque nous y arrivons, nous rejoignons quelques camarades, et je peux lire dans leur yeux que l’heure est vraiment grave .Lorsque je demande des informations, des nouvelles de l’extérieur, on me regarde de travers, sans me répondre, avec cette lueur de reproche qui me met si mal à l’aise .La lourde porte de l’abri se referme .L’alarme s’est mise en discontinue, signe que l’impact est imminent .Soudain, le sol tremble .D’abord doucement, comme un simple tremblement de terre, mais au fur et à mesure, les vibrations s’intensifient, et finalement, nous ressentons un choc formidable dont l’onde nous secoue fortement .Certains tombent, d’autres s’accrochent à ce qu’il peuvent attraper, et moi, qui suis assis par expérience, je médite .
     Ces attaques ont commencé il y a 10 ans environ .On ne sait pas pourquoi, mais les astronomes pensent que deux planètes ont dû entrer en collision et que cela a projeté des débris à travers tout le système solaire .Depuis, la Direction du Centre n’a trouvé d’alternative que de déserter la surface pour s’enterrer dans ce bunker géant, dont on conte l’immensité à travers le mythe du couloir circulaire .Je n’ai jamais connu la surface, lorsque je suis venu au monde, le Centre affichait une profondeur de 140 mètres sous la terre .Aujourd’hui, les installations les plus superficielles ont été déménagées à 266 mètres, et on parle de les rapprocher davantage vers le bas, où se situe la plus grande partie du complexe .De même pour la population : au fur et à mesure que nous enfonçons pour nous protéger des impacts meurtriers, les pertes deviennent de plus en plus cruelles .La population avant de descendre était de plusieurs dizaines de millions d’individus, et après la première année de pluie de météores, nous n’étions plus que légèrement supérieur à un million .Le Centre fut d’ailleurs créé pour nous protéger, tâche dont il s’acquitta très bien tant que les météores étaient encore relativement petit .Désormais, nous ne cessons de nous enterrer de plus en plus profond, ce qui nécessite toujours plus de technologies couteuses pour survivre .Evidemment, les bureaux directoriaux, qui remplacent depuis longtemps les gouvernements, sont situés dans les zones les plus profondes, au milieu même du complexe .
     Enfin, l’alarme retentit en une longue plainte aigue, affirmant la fin de l’alerte, et le début du décompte des nouvelles pertes .La porte de l’abri se rouvre .Une fumée légère se dissipe par les trapes de ventilations .Il fait chaud, comme après chaque alerte .L’air est irréspirable en dehors de l’abri, mais cela s’arrange vite, laissant place à un air frais .Le vigile de tout à l’heure me rejoint et me dit que des responsables veulent me voir .Je déambule dans ces couloirs vides, ou je revoit les images d’intense activité qui régnait là il y a quelques heures seulement .Je remarque au passage la couleur grise des murs de cette partie du complexe .La poussière due aux secousses et aux failles dans les murs ternit l’habituelle couleur blanche de ce long couloir .
     Le directeur, que j’avais vu avec Ernst, se dirige de nouveau vers moi, mais avec cette fois un air triste .Pas de mains tendues .Le ton n’est plus chaleureux Il me dit simplement :
-Nous avons besoin de volontaires .
-Ha bon ...
-Nous voulons envoyer une équipe à la surface .
-Pardon ?
Je manque de m’étouffer .Ils n’ont plus envoyé de personnes à la surface depuis des années maintenant .Pourquoi ce changement si soudain ?
-Je sais ce que vous pensez, reprend le Directeur, et cela fait bien longtemps, n’est-ce pas ?Vous en parlez entre vous souvent, je le sais, et il y a beaucoup d’histoires qui circulent à ce sujet .
-Je suis volontaire, monsieur, mais expliquez moi vos raisons .Je ne comprend pas pourq...
-Très simple, me coupe t-il, nous avons besoin d’une estimation de l’état de la surface .Comme vous le savez sans doute, nous ne sommes plus qu’une poignée à survivre dans ce Centre .Votre ami Ernst a fait des recherches sur une possible disparition de notre espèce, et il a également prévu une solution dans le cas où il aurait raison .
-Bien, et que devons nous faire précisemment une fois que nous serons arrivés ?
-A nouveau, ce sera simple, donc rapide .Vous monterez par le véhicule de forage et de transport .Une fois en surface, vous installerez un camp de base scientifique. De là, vous prendrez des images panoramiques, avec différents filtres optiques .Vous ferez des mesures d’atmosphère, et devrez même sortir à l’aide d’un buggy afin de déterminer si toute la surface est dans le même état .Votre mission durera obligatoirement 40 jours, pas un de plus .
-Nous pourrions rester 8 jours de plus sans dangers, non ?
-Non .Et ceci constitue un secret confidentiel .La fréquence d’impact augmente .Nous entrons dans un stade où les plus gros fragments nous atteignent .Ha, autre chose : vous partez dans une heure, et je vous interdit de communiquer avec quiconque, pas même Ernst, je me suis fait comprendre ?
-Oui monsieur le directeur .Très bien .Je vais m’équiper, si vous me le permettez .
-Bonne chance, vous en aurez besoin .
     Je quittais la pièce .Que penser de tout ça ? La fin de notre espèce, l’augmentation des impacts ... Décidemment, la vie est un miracle qui ne tient qu’à un fil .Je chassais ces idées de ma tête, et allais me préparer pour l’expédition de ma vie .
 
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