mercredi 2 décembre 2009

Inconnu du soir, espoir ...

Aujourd’hui,  Lundi 16 Novembre 2009,
     Bien que ce jour soit le même que d’habitude, il a changé ma façon de voir le monde .
Je suis étudiant en classe préparatoires scientifiques . Préparatoires à quoi ? On nous dit que c’est pour notre avenir, pour nous permettre de passer des concours prestigieux, d’accéder à des grandes écoles, il faut comprendre que ces écoles d’ingénieur doivent nous propulser par la suite dans un avenir brillant, avec un métier que tout le monde pourra envier .
Je suis interne, et par chance, l’internat est situé dans l’établissement, qui est aussi un lycée .
Il se trouve que ce soir, en rentrant de cours, les amis qui partagent ma chambre au cours de cette année se sont rendu à un tournoi de football organisé entre les différentes filières post-bac de la ville .
J’étais donc seul, en cette soirée d’automne, et je n’avais comme seul objectif que de travailler aux différents devoirs à rendre en fin de semaine .
     Seul ? Pas longtemps .Une de mes habitudes est de fermer la porte lorsque je sais que je vais être seul . Cependant, par distraction, j’ai oublié de le faire cette fois-ci, et c’est probablement ce qui a tout provoqué .
J’arrive donc au coeur de l’histoire, et vous ne me croirez peut-être pas, mais tout ceci m’est bien arrivé, ou peut-être était-ce un rêve ? Non, c’est arrivé, j’en ai une preuve au moins : un petit bout de papier  ou on peut lire, griffonné rapidement, les trois mots : Porte, feuilles, et un autre mot, probablement de l’anglais, et qui ressemble à feedback, ou quelque chose dans ce genre .
     Mais il faut que j’écrive ce qui m’est arrivé, je dois le faire, je le sais, car ma mémoire peut s’effacer, je risque d’oublier . Il faut absolument que les autres sachent .
     Je suis entré en contact avec un individu, louche, mais très intéressant . Il m’a débité une série de mots qui n’avaient aucun lien entre eux . Je n’ai d’abord rien compris, mais lorsque je l’ai prié de se calmer et de m’expliquer pourquoi il était rentré dans ma chambre, il a alors pris un ton sérieux, sa voix s’est posée, et il m’a affirmé être un homme traqué, et que je n’avais aucune idée de ce qui pouvait se tramer dans les parages . Je peux dire qu’il avait tout à fait raison, d’une part je ne comprenais rien à ce qu’il essayait de me dire, et d’autre part, l’actualité des environs n’était pas vraiment ma priorité .
Cet homme est resté précisemment cinq minutes et une vingtaine de secondes avec moi .Il a tenu à ce que je retienne ce qu’il avait à me dire, pour le noter, et afin que l’on garde une trace de lui . Bizarre .
     Soit, voici donc son histoire : il s’agit d’un homme banal, menant une vie banale, jusqu’à ce qu’un jour une personne qu’il ne connaissait pas l’interpelle et lui confie un paquet avant de s’évanouir dans la nature . Il ouvrit le paquet, dans lequel se trouvait une liasse de feuilles vierges, et essaya de comprendre quel était le but de l’inconnu .Se désinteressant de l’affaire, il laissa ce paquet de feuille dans une sacoche chez lui, et l’oublia presque. Du moins jusqu’à ce qu’un jour, un groupe de jeunes aggressifs, et armés, lui demandent de lui remettre le “dossier” .Ne comprenant pas, il se fit donc aggresser en règles, et ne dut qu’à sa chance de pouvoir s’échapper .
     Rentré chez lui, il courut prendre sa sacoche, et s’enfuit . Où ? Hé bien, il prit sa voiture, roula un certain temps avant de s’apercevoir qu’il était suivi . Heureusement, par le plus grand des hasard, il aperçu un portail électrique qui se refermait sur un grand établissement . Il décida de s’y engager, en espérant que le portail retienne ses poursuivants . C’est ainsi qu’il pénétra dans l’enceinte du lycée où je travaillais .Garant sa voiture rapidement, il grimpa les premiers escaliers qui se présentèrent à lui. Il alla au dernier étage, le troisième, et essaya plusieurs portes, malheureusement closes, et s’arrêtant sur une porte qui semblait ouverte, il reprit son souffle puis regarda le numéro de la chambre : 313 . Il entra, et nous tombâmes nez à nez . Stupéfaction de ma part à l’égard de cet inconnu qui rentre sans frapper, et qui me paraissait étranger à l’établissement, mais stupeur de sa part lorsqu’il comprend enfin où il est . Profeseur, il me dit être professeur, mais pas dans un lycée, dans un laboratoire .Il continua de parler : il est poursuivi, il n’a pas le temps de m’expliquer, mais il veut que je retienne certaines informations :
-Tenter de comprendre ce que représentent les pages vierges qu’il me remet .
-Toujours surveiller si un groupe, dont il me donne la description, ne me suit pas .
-Ecrire tout ce que je sais, tout ce qui se passe, et surtout tout ce qu’il m’a raconté .
     Heu ... Pourquoi ? Il évite ma question, et reprend ses instructions, en m’ordonnant de faire très attention à ce que je dirai, à ce que je ferai . Désormais, tous ses éspoirs me sont confiés, à moi de continuer . Il fait volte-face, ressort de ma chambre, et disparait . Mais que dois-je continuer ? Et... que lui est-il arrivé après m’avoir quitté ? Qui était-ce ? Je ne comprend pas . Cependant, une petite voix me dit que je ferai mieux de faire ce qu’il ma dit, et on verra bien si j’en sais plus un peu plus tard ...
     J’ai l’impression qu’on me suis lorsque je sors voir où est parti mon inconnu . Peu rassuré quant au fait d’être seul dans la nuit, je rentre à l’internat, et me renferme dans ma chambre . Au moins, seuls mes amis pourront rentrer, je ne risque plus d’être surpris aussi soudainement .
     Bon, j’ai écris ce qui s’est passé ce soir ... On frappe à ma porte . Soit ce sont mes amis qui ont oublié leur clé, soit ce sont d’autres internes .... je demande qui est là, et plus personne ne frappe . Bizarre . J’y vais ou j’y vais pas ? je range les fameuses feuilles vierges dans un classeur qui trainait, y glisse les instructions de l’inconnu sur un petit bout de papier, et je me tais . On frappe à nouveau . Bon, je prend une pièce de vingt centimes : piles je ne bouge pas, face je vais ouvrir . Face . Je me lève de mon bureau, me dirige vers la porte, redemande qui frappe, et n’ayant pas de réponse, j’ouvre . Une lumière jaillit soudainement, m’aveuglant ...
     Je n’ai plus qu’une pensée : ne jamais faire confiance à une pièce de monnaie .
 
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